La crise sanitaire actuelle a relancé la consommation de produits à usage unique qui sont bien souvent fabriqués en plastique. Ce triste constat est d’autant plus désolant quand on sait qu’en France, seuls 25% des plastiques sont réellement recyclés. La France a pourtant fixé des objectifs pour faire disparaître le plastique à usage unique d’ici 2040. Depuis la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, la chasse au plastique à usage unique a été lancé même si, pour l’instant, il faut l’avouer, c’est timidement. Depuis le 3 juillet 2021, certains plastiques à usage unique sont interdits en Europe, c’est le cas par exemple des cotons- tiges, des couverts, des assiettes, des pailles, des bâtonnets mélangeurs, des gobelets… En 2022, d’autres plastiques à usage uniques seront à leur tour interdits. C’est par exemple le cas des sachets de thé ou de tisane ou les suremballages en plastique pour les fruits et légumes de moins de 1,5 kg. Le but de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire est de permettre la réutilisation des emballages à 5% en 2023 et 10% en 2027.

Quels vont être les fruits et légumes concernés par la fin des emballages plastiques ?

Dès le 1er janvier 2022, d’autres plastiques à usage unique vont être interdits en France. C’est le cas des emballages pour une trentaine de fruits et de légumes frais. Ainsi, ils ne pourront plus être vendus dans des emballages plastiques.

Aujourd’hui, les rayons de supermarchés sont envahis par des emballages plastiques. Certains fruits et légumes sont même emballés à l’unité alors qu’ils sont déjà munis de pelures, c’est à dire une enveloppe protectrice naturelle qu’il suffit d’enlever pour les consommer. Ce paysage absurde devrait évoluer dès le 1er janvier 2022 même si certaines exceptions sont déjà prévues pour certains produits, les plus fragiles, comme les fruits rouges par exemple qui auront une tolérances jusqu’au 30 juin 2026.

Les fruits concernés :

Pour les fruits, les emballages plastiques seront interdits pour les : pommes, poires, oranges, clémentines, kiwis, mandarines, citrons, pamplemousses, prunes, melons, ananas, mangues, fruits de la passion et kakis.

emballages plastiques

Les légumes concernés :

Pour les légumes, l’interdiction concerne les : poireaux, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre, carottes, tomates rondes, oignons, navets, choux, choux-fleurs, courges, panais, radis, topinambours et légumes racines.

Les exceptions…

Comme expliqué, cette mesure ne concerne, dans un premier temps, que les fruits et légumes qui ne présentent aucun risque de détérioration lors de la vente en vrac. Par ailleurs, cette mesure s’applique uniquement aux produits vendus de moins de 1,5 kg. Au delà de 1,5kg, les vendeurs pourront continuer à utiliser des emballages pour les fruits et légumes.

Cette interdiction se généralisera peu à peu jusqu’en 2026 :

En 2023, ça sera le tour de certaines variétés de tomates (allongées, cerise ou cocktail), des oignons primeurs et des navets primeurs, des choux de Bruxelles, des haricots verts, des raisins, des pêches, des nectarines et des abricots.

En 2025, les emballages pour les endives, asperges, brocolis, champignons, pommes de terre primeurs et carottes primeur, salades, jeunes pousses, herbes aromatiques, épinards, oseilles, fleurs comestibles, pousses de haricot mungo, cerises, canneberges, airelles et physalis seront à leur tour interdits.

Et enfin, en 2026, les fruits mûrs à point, les graines germées, les fruits rouges (framboises, fraises, myrtilles, mûres, groseilles, cassis) ainsi que les petits kiwis ne pourront plus avoir d’emballages plastiques.

Passé ces dates, les distributeurs auront droit à un délai de 6 mois pour écouler leurs stocks de fruits et légumes emballés.

Les emballages plastiques alimentaires sont les premiers utilisateurs de plastique dans le monde. Actuellement, 37% des fruits et légumes sont vendus emballés. D’après le gouvernement, cette mesure « devrait permettre d’éviter plus d’un milliard d’emballages en plastique inutiles chaque année ».

Le plastique est un désastre pour l’environnement mais aussi, rappelons le, pour notre santé. En effet, dans un rapport publié en 2019, le Center for International Environmental Law (CIEL) expose l’impact sanitaire du plastique tout au long du cycle de vie : lors de l’extraction et du transport des matières premières fossiles, lors de la transformation avec notamment l’ajout d’additifs, lors de l’utilisation des objets en plastique à cause des microparticules qu’on mange ou qu’on boit (précisons d’ailleurs qu’un individu ingère en moyenne jusqu’à 5 grammes de plastique chaque semaine, soit le poids d’une carte de crédit !) et lors du traitement des déchets plastiques.

Pour la planète et pour nous, il est nécessaire d’arrêter l’utilisation de produits plastiques.

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