Il y a quelques mois, lors du premier confinement, nous sommes tombés sur la vidéo de David Laffargue, un base-jumper qui voyage autour du monde en van. La mauvaise expérience du jeune homme nous prouve qu’il est encore difficile aujourd’hui de vivre autrement en faisant le choix de la vie nomade. Se confiner quand on a une adresse fixe c’est facile, mais comment faire quand notre maison c’est justement notre maison sur roues ?

La difficulté de vivre en van, camion aménagé ou camping-car en temps de confinement : la mauvaise expérience de David

La vanlife fait rêver de nombreuses personnes grâce à la liberté de vie qu’elle offre. Pourtant, avec l’apparition de la covid-19, ce rêve devient un cauchemar pour de nombreuses personnes habituées à vivre sur la route. C’est le cas de David qui a rencontré des difficultés lors du premier confinement.

David habite en camion aménagé. Il faisait la saison d’hiver en Suisse au début de la crise et, la saison d’hiver étant écourtée, il a dû rentrer en France. Il se rend alors avec d’autres vanlifers dans un petit espace isolé connu des base-jumpers à côté de Verrières près de Millau, dans l’Aveyron.

Certaines municipalités ont décidé de fermer par arrêté municipal l’accès aux aires d’accueil et de stationnement, jugeant ces aires comme étant des campings et donc soumis à la fermeture.


Alors qu’ils n’embêtaient personne, après 10 jours paisibles, la gendarmerie est arrivée pour  faire partir le groupe de vanlifers. Les gendarmes leur laissent 24h pour quitter les lieux. David décide alors de téléphoner à la mairie de Millau qui leur confirme qu’aucun espace ne peut accueillir des personnes non-sédentaires. N’ayant nul endroit où aller, l’agent municipal leur dit finalement de rester sur place car, de toute façon, les déplacements sont interdits. Mais, comme le groupe de vanlifers n’est pas officiellement enregistré comme étant des gens du voyage (d’ailleurs, les gens du voyage n’ont plus à justifier de la possession de titres de circulation auprès des officiers ou agents de police judiciaire ou des agents de la force ou de l’autorité publique depuis l’Abrogation de la loi n° 69-3 en 2017 !), cette « tolérance » ne s’applique pas à eux. Les gendarmes reviennent alors à plusieurs camions pour leur mettre une amende et les « dégager ».

Que faire en cas de confinement quand on est nomade en van ou en camping-car ?

Quelles solutions existent-il en cas de confinement pour les nomades en van, camion aménagé ou camping-car ?

  • Certaines aires de service ou de stationnement publiques restent ouvertes pendant le confinement mais ce n’est pas le cas de toutes les aires. Il faut donc téléphoner aux mairies pour avoir la confirmation.
  • En cas de confinement, les mêmes règles s’appliquent que les personnes sédentaires s’appliquent pour les personnes nomades. Ainsi, vous n’aurez pas la possibilité de vous déplacer (sauf dérogation). Vous allez devoir rester confiné à l’intérieur de votre maison sur roues. Choisissez donc un lieu où vous pourrez accéder facilement à des commerces de proximité.
confinement en camion aménagé
  • À défaut de connaitre quelqu’un qui peut vous accueillir sur un terrain, vous pouvez voir s’il n’y a pas de camping ouvert. Vous pouvez également chercher un accueil à la ferme.
  • Face à la difficulté pour les vanlifers de trouver un endroit où se poser pendant le confinement, la solidarité s’organise. Dans des groupes Facebook, certaines personnes proposent d’accueillir des vanlifers sur leur terrain le temps de confinement. Voici une carte des personnes susceptibles de vous accueillir : https://bubbles-app.io/carte-d-entraide/

Si vous avez des conseils et astuces, n’hésitez pas à les donner en commentaire 🙂


En savoir plus

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