Propriétaire d’un terrain de 5000 m2, Nathalie a décidé d’auto-construire une cabane avec des matériaux de récupération il y a 12 ans pour y vivre avec son fils. En août 2015, elle se lance dans la culture de fraises en agriculture biologique. Elle produit aussi du miel et des œufs avec ses ruches et ses poules. Mais la municipalité menace depuis quelques années son habitation et son activité agricole.

Nathalie cabane
@Nathalie Doumas

Une habitation à faible impact écologique en danger

Après avoir vécu durant 15 ans dans un camion à faire les saisons, Nathalie a finalement acheté un terrain à Saint- Martin- le-Beau pour s’y installer en 2007. Elle décide d’auto-construire une cabane avec des matériaux de récupération afin de limiter les dépenses. L’isolation est faite avec de la paille. L’hiver, un poêle à bois permet de chauffer l’intérieur. Son électricité est produite par des panneaux solaires, l’eau est fournie par la pluie et les eaux usées sont traitées par une station de phytoépuration. Installée en lisière de forêt, son habitation a un très faible impact sur l’environnement. Elle y vit aujourd’hui avec son fils.

cabane écologique
@Nathalie Doumas

Construire sur un terrain agricole non constructible, la municipalité ne voit pas la cabane de Nathalie du même œil. Malgré le soutien de nombreux habitants et le fait qu’elle n’embête personne, la mairie se bat pour obtenir la destruction de la cabane depuis des années en justice. La cabane n’a pourtant aucune fondation.

D’ailleurs, depuis la loi ALUR, ce type d’habitat léger démontable et sans fondation est autorisé sur les terrain STECAL (pastilles). Nathalie souhaite donc que la mairie fasse évoluer le plan local d’urbanisme (PLU) en accord avec cette loi pour que sa cabane puisse enfin être reconnue.

Un pétition pour sauver la cabane de Nathalie et de son fils

La bataille juridique continue et Nathalie est toujours menacée d’expulsion. En première instance, le tribunal correctionnel de Tours avait condamné Nathalie Doumas à payer 500 € d’amende et détruire sa construction sous astreinte de 8 € par jour de retard.

Une pétition a été lancée pour soutenir Nathalie et son fils Yanis afin qu’elle puisse continuer son activité agricole tout en sauvant sa cabane :

Signer la pétition