Intérieur tiny house geoffrey
© Instagram @lacabane_minihabitat

Un accompagnement pour construire sa tiny house

Ancien étudiant en architecture d’intérieur, voyageur infatigable, autoconstructeur et désormais formateur — Geoffrey, 32 ans, a construit sa tiny house avant d’en faire son métier. Aujourd’hui, il guide les personnes qui veulent se lancer en leur proposant un accompagnement à la construction de leur propre tiny house.

De la Colombie à la tiny house : un parcours pas comme les autres

Geoffrey ne s’est pas réveillé un matin en se disant : « je vais construire une tiny house.» Non. Ça ne marche pas comme ça. Son histoire commence bien avant. Et surtout, bien plus loin.

Parcours atypique, beaucoup de remises en question, des études d’architecture d’intérieur qu’il décrit comme « une révolution personnelle ». Mais rapidement, quelque chose cloche. Il ne se retrouve pas dans les codes du milieu. Il se met à son compte très tôt, multiplie les projets. Et arrive en fin d’études sur les rotules.

Alors il part. Six mois en Colombie. Pas pour bronzer sur une plage, hein. Il vit avec des communautés indigènes. Il vit avec des communautés indigènes. Rencontre des guérisseurs. Traverse des déserts à pied. Passe du temps dans des bidonvilles.

Et c’est là, dans ces conditions ultra sobres, qu’il réalise quelque chose d’essentiel :

« Je me suis rendu compte que j’étais plus heureux dans des cabanes et des cahutes que dans des habitats ultra performants que j’avais en France. »

À son retour, il a 26 ans. Plus de chez-lui. Et une idée bien précise : construire une tiny house.

Pourquoi la tiny house plutôt qu’autre chose ?

Parce que des alternatives, il y en a plein.

Mais pour Geoffrey, la tiny house coche toutes les cases.

  • La mobilité (même sans bouger)
    Il ne rêve pas forcément de changer d’endroit tous les mois. Mais savoir qu’il peut partir, en Ariège, en Bretagne, ailleurs, ça change tout. Une liberté mentale, avant même d’être physique.
  • Le bois. Il voulait être menuisier enfant. Construire en bois, c’était une petite revanche sur ce métier qu’il n’a pas fait.
  • La liberté financière. Environ 30 euros de charges par mois en moyenne sur l’année. Difficile de faire mieux.

Il nuance quand même :

Le prix d’une tiny, c’est conséquent. En autoconstruction, on parle de 30 à 35 000 euros. C’est peu au mètre carré, mais il ne faut pas se raconter d’histoires : tout le monde ne peut pas se le permettre.

Une tiny house, combien ça coûte ? Découvrez l’expérience d’Emilie après 21 mois de projet.

Quand construire sa tiny house devient un métier

La cabane mini habitat - accompagnement construction tiny house
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Geoffrey construit donc sa propre tiny house. Et là, quelque chose se déclenche. Une colère, d’abord. Contre le milieu de l’architecture. Contre certaines pratiques qu’il juge destructrices. Mais aussi, contre l’idée que construire autrement serait réservé à une élite.

Sa réponse ? Tout partager en open source. Plans téléchargeables, fichiers Excel de quantitatif, guides de construction. Gratuitement.

Si on développe les connaissances autour de l’architecture responsable autant qu’on en a sur l’architecture destructive, il n’y aura aucune raison de ne pas aller vers ces modes constructifs.

Une communauté se crée autour de ces ressources. Des gens le suivent, lui écrivent. Et Geoffrey comprend qu’il peut leur éviter les galères qu’il a traversées seul.

Petit à petit, l’accompagnement à la construction de tiny house devient son métier principal. Aujourd’hui, il enseigne aussi dans des écoles d’architecture à Lyon.

Qui vient le trouver pour un accompagnement en construction de tiny house ?

Intérieur tiny house geoffrey
© Instagram @lacabane_minihabitat

Pas uniquement des barbus bricoleurs avec une visseuse greffée à la main. Les profils sont variés. Très variés, même. Cependant, Geoffrey en distingue principalement deux.

Les 25-35 ans en quête de leur premier habitat

Souvent en communauté, souvent en quête d’alternatives au marché immobilier. Ils cherchent un habitat éco-responsable, des charges minimales, et une forme de liberté géographique. La tiny house répond à tout ça à la fois.

Les femmes de 50-60 ans — la « théorie du pot de yaourt »

Geoffrey évoque une réalité sociale souvent invisibilisée. Dans les couples hétérosexuels d’une certaine génération, ce sont souvent les hommes qui ont investi dans les biens durables : maison, voiture, terrain. Les femmes, elles, ont acheté le consommable — les « pots de yaourt », comme il dit. Et se retrouvent un jour sans patrimoine, après un divorce ou un tournant de vie.

La tiny house devient alors un moyen de reprendre le contrôle, une porte vers plus d’autonomie et nouveau départ. Sauf que… beaucoup se pensent “pas manuelles”.
Pas légitimes. Pas capables.

C’est précisément pour ça que Geoffrey propose des stages à tarif réduit pour ces profils.

Je crois qu’il y a vraiment une réalité sociale derrière tout ça.

Ce qu’il ne fait pas, en revanche : l’accompagnement juridique sur l’installation légale des tiny houses. C’est un sujet complexe, il le laisse à des structures spécialisées comme l’association Hameau Léger

C’est quoi, une tiny house réussie ?

Sa réponse est nette : « Une tiny qui ne reproduit pas. » Ni les tiny vues sur Pinterest, ni les réflexes de la maison conventionnelle.

Une tiny house réussie, c’est une tiny pensée pour vous.

Prenons un exemple tout bête : le dressing.

Dans une grande maison, on s’habille dans la chambre. En tiny, la chambre est en mezzanine, avec un escalier peu ergonomique.

Résultat : s’habiller là-haut devient une galère quotidienne. Mieux vaut placer son dressing dans l’entrée, la salle de bain, ou même le salon.

Oui, ça bouscule les habitudes.
Et c’est exactement le but.

L’idée centrale de Geoffrey : chaque centimètre doit servir votre mode de vie. Pas celui d’une tiny vue sur Instagram ou d’un plan trouvé en ligne.

Dans 15 mètres carrés, on a autant de confort que dans 30. Parce que tout est ultra bien pensé, fait pour nous.

Besoin d’inspiration ? Découvrez 8 façons ingénieuses d’aménager une tiny house.

Les erreurs les plus fréquentes en autoconstruction tiny house

accompagnement construction tiny house
© Instagram @lacabane_minihabitat

Geoffrey les voit passer. Souvent. Et il ne tourne pas autour du pot.

Dans le processus de construction

  • Travailler seul. C’est l’erreur numéro un. Celle qu’il a faite lui-même. « Ça m’a pris une semaine de trouver une réponse que j’aurais eue en 30 secondes en demandant à quelqu’un qui savait. »
  • S’éparpiller dans l’infobésité. Trop de tiny houses sur Pinterest, trop de vidéos contradictoires. On finit paralysé avant même d’avoir commencé.
  • Partir dans toutes les branches du brocoli. Une métaphore qu’il adore : la tiny, c’est la tige centrale. La ventilation, l’autonomie, l’électricité, ce sont les branches. Passer trois mois à tout apprendre sur l’électricité quand on n’a pas encore posé un seul mur ? Mauvaise idée.

Sur la tiny construite

  • Pas assez d’ouvrants (fenêtres, velux). On se retrouve alors dans une petite boîte sans lumière ni ventilation.
  • Une mezzanine sans grande fenêtre. C’est pourtant là que la chaleur monte en été. Indispensable de pouvoir aérer.

Envie de découvrir d’autres projets tiny ? Ils ont créé une tiny house autonome et low tech.

Se faire accompagner pour construire sa tiny house : les formats disponibles

C’est aujourd’hui le cœur de son activité. Et Geoffrey a structuré ça de manière assez claire.

Le stage intensif

8 personnes maximum. 5 jours complets pour dessiner les plans de sa tiny house, rencontrer d’autres autoconstructeurs, avancer en groupe. Geoffrey est là du début à la fin.

Le résultat ?

En trois jours de travail plein, on fait presque ce qu’on ferait en trois mois d’accompagnement individuel.

C’est le format le moins cher. Et souvent, une excellente façon de lancer la machine.

L’accompagnement individuel

C’est le format principal. Deux options selon le profil :

  • Vous dessinez vos plans vous-même. Geoffrey corrige en live, en visio, avec des allers-retours réguliers. Idéal si vous avez du temps et envie de vous approprier le projet de A à Z.
  • Geoffrey fait tout pour vous. Plans d’ossature, plans d’aménagement, quantitatif des matériaux, estimation du poids et du coût. Vous récupérez un dossier complet, clé en main. Pour ceux qui préfèrent garder leur énergie pour le chantier.

Les formations en ligne

Deux options existent ou sont en préparation :

  • La formation SketchUp pour apprendre à modéliser sa tiny en 3D. Un logiciel pro de l’architecture, utile aussi pour les personnes en reconversion.
  • Une nouvelle formation plans à la main (bientôt disponible) : tout ce qu’il enseigne en accompagnement individuel, en vidéo, sans budget nécessaire.

Vous ne savez pas encore quel format vous convient ? Geoffrey propose une visio gratuite de 20 minutes pour faire le point sur votre projet et vous orienter.

Et quel que soit le format choisi, tous les participants rejoignent un canal Discord commun.

Au programme :

  • échanges de plans
  • photos de chantier
  • fournisseurs
  • commandes groupées
  • entraide

Et parfois… des rencontres IRL pour se donner un coup de main sur le chantier.

Un livre pour guider chaque étape du chantier tiny house

Couverture du livre construisez votre tiny house

En parallèle de ses accompagnements, Geoffrey a publié un livre. Format « livre de recettes » : toutes les étapes de construction d’une tiny house, du début à la fin. Ultra imagé, très graphique. Conçu pour les cerveaux qui ont besoin de voir pour comprendre.

L’image qui l’a le plus touché ? Tomber sur son livre ouvert sur un établi, dans un atelier associatif. Des autoconstructeurs qui s’y référaient en temps réel : ossature, isolation, ventilation, électricité.

Ça m’a donné des frissons. C’est exactement pour ça que je l’ai écrit.

Le livre fonctionne en complément de l’accompagnement à la construction de tiny house. Il peut aussi se suffire à lui-même pour les profils les plus autonomes.

Acheter le livre « Construisez votre Tiny House »

Son conseil pour ceux qui hésitent encore à se lancer

On s’attendait à un grand discours enthousiaste. Geoffrey nous a surpris.

« C’est très bien d’hésiter. C’est le Geoffrey sage de 32 ans qui dit ça. Parce que moi, je pensais finir ce projet en trois mois. Il m’en a pris deux ans. »

La tiny house ne résout pas tous les problèmes de vie. Geoffrey le voit avec certains profils qui traversent des périodes difficiles et qui projettent sur ce projet toutes leurs espérances. « C’est pas ça qui va tout régler. »

Vous voulez savoir si ce mode de vie vous convient ? Voici 6 questions à se poser avant de sauter le pas.

Autre conseil pratique, et plutôt malin : ne parlez pas de votre projet tiny house à des gens qui n’y connaissent rien. Ils vont projeter leurs propres peurs sur vous. Allez plutôt vers des personnes qui ont construit, qui accompagnent, qui vivent en tiny house. Les bonnes personnes, quoi.

Et puis, à un moment, il faut y aller. Sa philosophie :

Je préfère essayer et que ça ne marche pas, plutôt que ne jamais le faire et en vouloir toute ma vie à tout le monde parce que je n’ai pas vécu ce projet-là.

Geoffrey est accessible. Vraiment.

Il est visible sur YouTube, il est connu dans la communauté tiny house française. Mais il tient à le dire clairement : il n’est pas un inaccessible. Il est là pour les gens qui font ces projets.

Si vous avez un projet de tiny house, je suis disponible pour en discuter. Je suis ultra heureux d’avoir des échanges avec les personnes qui se lancent.

Voilà ce qui distingue, au fond, son approche de l’accompagnement en construction tiny house. Pas de promesse de rêve packagée. Une transmission honnête, nourrie de ses erreurs et de son expérience.

Partir de zéro, ne rien savoir, hésiter, il est passé par là. Et c’est exactement pour ça qu’il sait en parler.

Retrouvez Geoffrey et toutes ses ressources open source sur son site La Cabane – Mini Habitat. Une visio gratuite de 20 minutes est disponible pour toute personne souhaitant être guidée dans son projet de construction tiny house

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