Vivre sur un voilier c’est avant tout vivre

« Parce que nous refusons de rêver notre vie. Parce que nous voulons vivre notre rêve » : voilà ce qu’écrit Patrick, qui a fait le choix de vivre sur un voilier avec sa femme, Marie-Claire.

vivre sur un voilier toute l'année

@La route de Gavroche

En 2007, après deux années de recherches pour trouver le voilier idéal, le couple tombe amoureux de Gavroche. À l’époque, ils vivaient encore dans une maison. Ils décident de le rénover durant leur temps libre, très souvent le week-end. Il y avait beaucoup de travaux à faire, le voilier n’était pas habitable en l’état.

Puis la transition s’est faite en douceur. Ils ont d’abord expérimenté la vie à bord pendant une année.

Vivre à bord d’un voilier est un mode de vie qui n’est pas adapté à tout le monde : c’est un mode de vie diamétralement opposé à une vie dans une maison sur terre ferme. Ils voulaient donc savoir s’ils en étaient capables avant de se lancer pour de bon.

Ils ont amarré leur bateau à Bruxelles où ils se rendent très vite compte qu’ils sont loin d’être les seuls. D’autres ont fait le choix de ce mode de vie alternatif. Vivre sur un voilier est finalement courant, et présente de nombreux avantages : une fois le voilier acheté, le coût mensuel des charges ne représente quasiment rien.

voyager et vivre sur un voilier

@La route de Gavroche

 

Mais vivre sur un voilier c’est parfois des galères

Le couple reconnait que vivre à bord d’un voilier n’est pas toujours facile. Faire le choix de vivre sur un voilier c’est aussi dépendre de la météo. Parfois l’hiver est rude. Avec des températures négatives il arrive que les conduites d’eau gèlent à cause du froid. Sans approvisionnement possible en eau, la vie à bord devient très compliquée.

Le bateau nécessite aussi beaucoup d’entretien. Il faut savoir être à la fois électricien, mécanicien, plombier, soudeur, menuisier…

voilier

@La route de Gavroche

taud de soleil voilier

@La route de Gavroche

 

Et chaque année le voilier doit passer par une séance de nettoyage : le carénage. Durant cette série d’opérations, les coquillages et algues qui se sont fixés sur la partie immergées sont enlevés.

Mais malgré tout, ils ne regrettent pas leur choix. Ils ont trouvé dans ce nouveau mode de vie la liberté qu’ils espéraient.

Bilan après 7 ans à vivre sur le voilier

vivre sur un voilier été

Finalement, le bilan de Patrick et Marie-Claire est plus que positif. Ils font maintenant partie d’une vraie communauté qui s’entraide et qui se soutient. Le port est devenu comme un petit village où tout le monde se connait. Le soir souvent ils se retrouvent tous ensemble autour d’un verre. Patrick constate qu’il y a toutes les tranches d’âges et toutes les origines sociales.

Quand ils partent en vadrouille, ils ont le plaisir d’avoir une maison qui ne leur coûte quasiment rien. Quand ils rentrent à Bruxelles ils peuvent s’amarrer directement dans le centre ville. Ils payent une petite cotisation chaque année, mais peuvent utiliser gratuitement le réseau wifi. Ils ont également au port un petit garage où ils entreposent leur outillage, et quelques affaires à la valeur sentimentale trop importante pour être donnée.

La liberté qu’ils ont gagnée c’est celle de ne pas être prisonniers d’un système où la réussite se voit dans une grande maison et une belle voiture. Malgré une vie simple, ils sont enfin heureux. Comme ils l’indiquent sur leur blog, ils espèrent « donner envie à d’autre, à montrer que ce que nous avons décidé de vivre, d’autres peuvent aussi le faire ».

 

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